Le Regroupement des jeunes pour une nouvelle Haïti (RJNH) s’interroge sur la position de Wilson Jeudy, président du parti politique VAR et candidat à la présidence, qui affirme ne pas vouloir démissionner de son poste d’agent exécutif intérimaire, malgré les dispositions du décret électoral rappelées par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT).
À l’approche de l’échéance du jeudi 15 octobre 2026, cette position soulève des questions sur le respect des règles électorales et la responsabilité des autorités chargées de veiller à leur application.
Selon l’article 388 du décret électoral, les agents exécutifs intérimaires souhaitant se porter candidats à une fonction élective doivent démissionner dans les sept jours suivant la publication du décret. Le MICT a rappelé cette obligation dans une circulaire.
Face à cette situation, le RJNH pose une question fondamentale : les dispositions légales s’appliquent-elles à tous les responsables concernés, sans exception ?
Pour le regroupement, l’enjeu dépasse le cas personnel de Wilson Jeudy. Il concerne le respect du cadre légal, l’équité entre les candidats et la crédibilité du processus électoral. Peut-on prétendre accéder à la magistrature suprême tout en refusant de se conformer à une obligation légale applicable à sa fonction actuelle ?
Vouloir conserver sa fonction tout en poursuivant une ambition présidentielle, n’est-ce pas vouloir le beurre et l’argent du beurre ?
Le RJNH attire également l’attention sur la responsabilité du MICT. Après avoir rappelé cette obligation, quelle sera la réaction du ministère si Wilson Jeudy maintient son refus de démissionner ? Quelles conséquences les textes prévoient-ils dans une telle situation ?
Le regroupement estime que la transparence du processus électoral exige des réponses claires de la part des institutions compétentes. Le respect des règles ne doit pas dépendre du statut politique ou des ambitions personnelles des responsables concernés.
Wilson Jeudy se croit-il au-dessus de la loi ? Le MICT fera-t-il respecter les dispositions qu’il a lui-même rappelées ?
Pour le RJNH, ces questions méritent des réponses précises, dans le strict respect du droit et des principes d’égalité devant la loi.