Un groupe d’étudiants issus de plusieurs facultés publiques et privées a officiellement lancé un appel en faveur de la désignation de Leslie Voltaire comme prochain Président de la transition. Dans une note publiée sur les réseaux sociaux, ces jeunes affirment que l’ancien ministre et expert en planification représente, selon eux, « la stabilité, l’expérience et la vision » nécessaires pour sortir Haïti de l’impasse institutionnelle actuelle. Leur position intervient dans un climat de forte incertitude, alors que les discussions au sein du Conseil présidentiel de Transition (CPT) restent tendues sur le choix d’une nouvelle figure consensuelle.
Les étudiants justifient leur prise de position par le besoin de redonner confiance à la population dans un moment où le pays fait face à une crise sécuritaire persistante, une économie en difficulté et une gouvernance fragmentée.
Ils affirment que Leslie Voltaire, de par son profil technocratique et son expérience dans les mécanismes de négociation politique, pourrait faciliter un retour à l’ordre constitutionnel. Selon eux, il incarnerait également une alternative aux conflits internes qui fragilisent le leadership du CPT.
Cette démarche suscite toutefois des réactions contrastées sur la scène politique.
Certains acteurs saluent l’implication de la jeunesse dans les débats nationaux, estimant que leur voix doit compter dans le processus de transition.
D’autres, en revanche, s’interrogent sur l’opportunité d’appuyer publiquement une personnalité avant même que les discussions officielles aient abouti. Des organisations de la société civile rappellent également que tout choix doit découler d’un large consensus pour éviter de nouvelles tensions dans un contexte déjà explosif.
Pour l’heure, ni Leslie Voltaire ni les membres du CPT n’ont réagi directement à cette initiative estudiantine. Mais ce nouvel appel intervient à un moment clé, alors que la transition cherche à se relancer après plusieurs mois de blocages et de divergences internes. Reste à savoir si cette mobilisation influencera les négociations en cours ou si elle ne fera qu’ajouter une nouvelle couche de pression sur un processus politique particulièrement fragile.
LM