La crise venezuelienne met en lumière une fracture politique majeure au sommet du débat public français. D’un côté, le président Emmanuel Macron adopte une lecture centrée sur la fin du régime de Nicolàs Maduro et appelle à une transition démocratique rapide, qu’il souhaite pacifique et encadrée par la volonté populaire. Paris soutient explicitement l’idée d’un changement de pouvoir institutionnel tout en s’inscrivant dans une coordination diplomatique régionale et internationale.
De l’autre, Jean Luc Mélenchon du Parti la France insoumise, rejette toute légitimation d’une action assimilable à une intervention ou à une ingérence étrangère. Il appelle la France à condamner toute attaque contre le Venezuela, rappelant que le respect du droit demeure un principe intrangisible de la diplomatie française.
Là où Emmanuel Macron met en avant la responsabilité politique d’un régime accusé de violations des libertés fondamentales, Jean Luc Mélenchon insiste sur la constante juridique et la non-alignement stratégique de la France. Cette position illustre deux doctrines diplomatique distinctes : l’une privilégiant l’accompagnement politique du changement, l’autre la stricte neutralité fondée sur le droit international.
Ce débat dépasse le seul cas venezuelien. Il interroge le rôle de la France sur la scène internationale, entre défense des valeurs démocratiques, équilibre géopolitique et respect absolu de la souveraineté des peuples.
Wandy Love Lalanne