Le Mexique est plongé dans une nouvelle spirale de violences après l’annonce de la mort de « El Mencho », de son vrai nom Nemesio Oseguera Cervantes, chef du Cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG). Selon un bilan provisoire, 25 soldats mexicains ont perdu la vie au cours de six attaques menées contre les forces de l’ordre. Ces affrontements sanglants illustrent la tension extrême qui règne dans plusieurs régions du pays depuis la disparition du puissant narcotrafiquant.
Au total, 73 personnes auraient été tuées dans ces opérations et représailles. Parmi elles, 30 présumés criminels ont été abattus dans l’État de Jalisco, bastion historique du CJNG, tandis que quatre autres suspects ont été neutralisés dans l’État voisin du Michoacán. Les autorités évoquent des échanges de tirs d’une intensité inhabituelle, impliquant armes lourdes et véhicules incendiés pour bloquer les axes routiers.
En réaction, les forces fédérales ont lancé une vaste opération de sécurisation. En l’espace de quelques jours, 70 personnes ont été arrêtées à travers différentes municipalités considérées comme stratégiques pour le trafic de drogue. L’armée et la Garde nationale patrouillent en renfort dans les zones les plus sensibles afin d’éviter une fragmentation violente du cartel et une lutte interne pour le contrôle.
La mort d’« El Mencho », considéré comme l’un des narcotrafiquants les plus recherchés du pays, pourrait redessiner l’équilibre du crime organisé au Mexique. Toutefois, les observateurs redoutent une escalade durable des violences, alors que plusieurs groupes rivaux pourraient tenter de profiter du vide laissé à la tête du CJNG.
Les autorités appellent la population au calme tout en promettant de poursuivre les opérations pour rétablir l’ordre.
LM