À l’occasion du 39ème anniversaire de la Constitution de 1987, le parti Alliance pour une Société sans Exclusion (ASE) a publié une note de position officielle. Loin de la simple commémoration, le parti dresse un constat sévère sur l’état de la démocratie en Haïti et propose une voie de sortie de crise basée sur le respect des principes fondamentaux.
Pour l’ASE, la Constitution de 1987 n’est pas qu’un document juridique, mais le fruit des luttes du peuple haïtien pour la liberté. Cependant, le parti déplore que ce « pacte national » ait été trop souvent instrumentalisé, contourné ou ignoré par ceux-là mêmes qui devaient en être les gardiens. Cette dérive, selon la note, est la cause directe de la fragilisation des institutions et de la crise prolongée que traverse le pays.
Face à l’instabilité actuelle, le parti ASE, dirigé par ses instances de coordination nationale, rejette toute forme d’improvisation politique. Le message est clair : la solution ne réside pas dans la perpétuation de transitions éphémères, mais dans un retour strict à l’ordre constitutionnel.
Le parti fixe deux priorités absolues pour l’année en cours :
Le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire.
L’organisation d’élections libres, honnêtes et crédibles, afin que la transition actuelle soit la dernière.
En conclusion, l’ASE appelle les forces vives de la nation à faire « bloc autour de l’essentiel ». Le respect de la Constitution est présenté comme le seul socle possible pour une stabilité durable et un développement réel. Pour le parti, respecter la Constitution, c’est respecter Haïti.
C’est un rappel puissant que l’avenir du pays dépend de la volonté de ses fils et filles à construire ensemble un État de droit, loin de l’arbitraire.