La semaine dernière , à l’issue de deux journées de concertation de l’Assemblée du consensus national, tenues à l’hôtel Kinam de Pétion-Ville, Me Michel André s’est interrogé sur les réelles capacités du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à garantir la tenue d’ élections sérieuses dans le pays.
Selon lui, le chef du gouvernement n’est pas parvenu à créer les conditions sécuritaires et politiques nécessaires à l’organisation de ces élections avant la fin de l’année 2026. Il estime qu’il est nécessaire de trouver les moyens de mettre en place une gouvernance capable de rassurer tous les acteurs et de rétablir la sécurité dans le pays, condition indispensable à la tenue du scrutin.
Il a énuméré deux grands problèmes auxquels le pays reste confronté. Le premier est celui de la sécurité : les gangs continuent de contrôler le pays. Le second concerne le Premier ministre lui-même, qui dispose de sa propre plateforme politique (Viktwa ) .
Selon Me Michel André , en affichant son bébé politique (Viktwa ) , le Premier ministre remet en cause le principe- même de la neutralité du processus electoral , ainsi que la confiance des partis et differents candidats
« Ou pa ka chèf yon enstitisyon epi monte pwòp pati politik pa w », a-t-il lancé, estimant que Fils-Aimé ne peut pas diriger le gouvernement tout en préparant sa propre formation politique. Il a précisé qu’il s’agit d’un problème qui doit être traité dans le cadre d’une négociation politique.
pour Me Michel André , la tenue d’élections avant la fin de l’année 2026 reste compromise tant que la sécurité n’est pas rétablie et que le chef du gouvernement cumule ses fonctions avec des ambitions politiques personnelles. Il estime qu’une gouvernance capable de rassurer tous les acteurs doit être mise en place, et que cette question doit être réglée dans le cadre d’une négociation politique.