Le Président américain Donald Trump a annoncé ce vendredi 8 Août 2025, qu’il rencontrera son homologue russe Vladimir Poutine ce 15 Août 2025 dans l’État américain de l’Alaska. Ce sommet marquera la première rencontre directe entre les dirigeants des deux pays depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.
L’annonce a été faite par Donald Trump sur son réseau Truth Social. Le président américain a indiqué que les discussions porteront sur un règlement de la guerre en Ukraine, qui pourrait inclure, selon lui, des concessions territoriales.
Cette rencontre aura lieu en Alaska,vaste État du nord-ouest américain, séparé de la Russie par le détroit de Béring. Ce territoire avait été cédé par l’Empire russe aux États-Unis au XIXe siècle. Le Kremlin a jugé ce choix « assez logique » et a invité Donald Trump à se rendre en Russie après le sommet.
Le dernier tête-à-tête entre Donald Trump et Vladimir Poutine remonte à juin 2019 à Osaka (Japon), un an après leur sommet à Helsinki (Finlande). Vladimir Poutine n’a pas foulé le sol américain depuis 2015, lorsqu’il s’était rendu à New York (États-Unis) sous la présidence de Barack Obama.
Interrogé vendredi 8 Août 2025, depuis la Maison-Blanche à Washington, Donald Trump a déclaré qu’« il y aurait des échanges de territoires au bénéfice de chacun », sans donner plus de détails. Moscou exige que Kiev lui cède les régions ukrainiennes de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson, déjà partiellement occupées par ses forces, ainsi que la Crimée, annexée en 2014.
Le Président Ukrainien,Volodymyr Zelensky, de son côté, rejette ces demandes, exige le retrait complet des troupes russes de son territoire, et réclame des garanties de sécurité, incluant la poursuite des livraisons d’armes occidentales et un déploiement militaire européen.
Le Président russe s’est également entretenu au téléphone, ce vendredi avec le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre indien Narendra Modi. Ces discussions interviennent alors que Donald Trump avait donné un ultimatum à Moscou pour avancer dans les négociations avec Kiev, ultimatum qui a expiré le même jour, sous peine de nouvelles sanctions américaines.
Lys-Stacy M. PHANOR