Kyiv/Johannesburg, 22 novembre 2025 — Un projet de paix soutenu par les États‑Unis et présenté à l’occasion du sommet du G20 à Johannesburg provoque une onde de choc diplomatique. Le plan en question, basé sur 28 points, accorde des concessions majeures à Russie au détriment de Ukraine : reconnaissance de facto de la Crimée et des zones du Donbass comme russes, limitation drastique de l’armée ukrainienne, et obligation constitutionnelle d’abandonner toute perspective de rejoindre l’OTAN.
Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a averti son pays qu’il se trouvait face à un choix crucial entre la préservation de sa souveraineté et le maintien du soutien américain. Les alliés européens, de leur côté, ont exprimé leur surprise et leur réserve, estimant que l’Ukraine ne peut être exclue des négociations comme simple acteur secondaire.
Ce plan, qui pourrait être présenté comme une sortie de crise, suscite plutôt un profond malaise tant en Ukraine qu’en Europe. On s’interroge : est‑ce une paix viable ou une reddition déguisée ? Jusqu’où l’Ukraine peut‑elle négocier avant de sacrifier ce qui fonde son identité ?
Christnoude BEAUPLAN