Les autorités judiciaires dominicaines ont requis l’imposition de mesures coercitives contre quatre employées de l’Institut Leonardo Da Vinci, arrêtées dans le cadre de l’enquête sur la mort de la jeune Haïtienne Stephora Anne-Mircie Joseph. Le ministère public réclame pour chacune d’elles une garantie économique de 50 millions de pesos, un interdit de quitter le territoire sans autorisation, une présentation périodique devant les autorités judiciaires ainsi que le port de bracelets électroniques.
Cette décision vise Yris del Carmen Reyes Adames, directrice administrative de l’institut ; Gisela Altagracia de las Mercedes González Estrella, coordinatrice générale ; Francisca Josefina Tavarez Vélez, conseillère ; et Vilma Altagracia Vargas Morel, coordinatrice du niveau secondaire. Les quatre femmes ont été interpellées ce week-end, alors que se poursuit l’enquête sur le décès mystérieux de Stephora, survenu le 14 novembre lors d’une excursion scolaire à l’hacienda Los Caballos, à Gurabo.
Selon le ministère public, les faits reprochés relèvent d’une infraction d’homicide involontaire, conformément à l’article 319 du Code pénal dominicain. Les accusées sont également poursuivies pour abandon et mauvais traitements envers mineure, en vertu de l’article 351-2 du même code, ainsi que pour violation de l’article 14 de la loi 136-03 relative aux droits fondamentaux des enfants et adolescents.
L’enquête est confiée à l’adjoint du procureur général Wilson Camacho et à la procureure Olga Diná Llaverías, qui supervisent respectivement la Direction générale des poursuites et la Direction nationale chargée des enfants, des adolescents et de la famille. Les autorités affirment que les mesures sollicitées sont proportionnelles à la gravité des faits et nécessaires au bon déroulement de la procédure.
LM