Le rapport officiel de l’Institut national des Sciences médico-légales (INACIF), publié le 19 novembre 2025, confirme que la jeune Haïtienne Stephora Anne-Mircie Joseph, âgée de 11 ans, est morte des suites d’une asphyxie mécanique provoquée par une noyade.
Selon les informations relayées par Listín Diario, le décès serait survenu de manière rapide, en raison d’une insuffisance respiratoire aiguë. Les autorités classent d’ailleurs ce drame dans la catégorie des morts violentes.
Les données du Ministère public révèlent un élément troublant. Les faits auraient commencé vers 9 h 45, mais le corps de l’enfant n’a été sorti de la piscine qu’à 14 h 05. Ce laps de temps inhabituellement long soulève de sérieuses interrogations sur les circonstances du drame et sur la réactivité des responsables présents sur les lieux.
Bien que l’heure exacte du décès n’ait pas pu être établie, l’autopsie indique que l’enfant serait restée au moins 30 minutes sous l’eau. Les médecins légistes confirment qu’au moment où son corps a été retiré, elle était déjà décédée.
L’enquête retient pour l’instant la thèse de l’homicide involontaire, en raison d’un ensemble de manquements graves. Le rapport médico-légal pointe en effet un défaut flagrant de surveillance, un retard dans l’intervention des secours et une absence d’assistance immédiate. Selon les premières dépositions, c’est un autre enfant qui a remarqué la présence du corps au fond de la piscine et donné l’alerte.
Dans le cadre de cette affaire, quatre cadres de l’Institut Léonard de Vinci ont été arrêtés pour négligence grave. L’établissement a été fermé par les autorités et une importante indemnisation est actuellement réclamée.
Vénus Noire.