Le Chili a tourné une nouvelle page politique ce dimanche 14 décembre 2025 avec l’élection de José Antonio Kast à la magistrature suprême. À l’issue du second tour de la présidentielle, le candidat du Parti républicain s’est imposé avec une avance nette, recueillant 58,30 % des suffrages après le dépouillement de plus des trois quarts des bulletins.
Son adversaire, Jeannette Jara, figure de la gauche démocratique et ancienne ministre du Travail sous la présidence de Gabriel Boric, a obtenu 41,70 % des voix. Peu après l’annonce des résultats provisoires, elle a concédé sa défaite et adressé ses félicitations au vainqueur, soulignant la volonté exprimée par les électeurs à travers les urnes.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Jeannette Jara a salué le processus démocratique et indiqué avoir échangé directement avec le président élu afin de lui souhaiter pleine réussite dans la conduite des affaires publiques, dans l’intérêt du pays.
L’annonce de la victoire de José Antonio Kast, âgé de 59 ans, a déclenché des scènes de liesse dans plusieurs villes chiliennes. Des rassemblements spontanés ont été observés, où des citoyens ont agité le drapeau national et célébré ce qu’ils considèrent comme un tournant politique majeur. D’après plusieurs observateurs, cette élection marque l’arrivée au pouvoir d’un président classé à l’extrême droite, une première depuis la fin du régime militaire il y a plus de trois décennies.
Dans le voisinage du nouveau chef de l’État, des sympathisants se sont réunis pour chanter l’hymne national et exprimer leur espoir d’un redressement du pays. Beaucoup estiment que cette alternance représente une opportunité de changement après une période jugée difficile sur les plans politique et économique.
L’investiture prochaine de José Antonio Kast ouvre ainsi une nouvelle phase pour le Chili, dans un contexte où les attentes de la population restent élevées face aux défis sociaux et institutionnels qui attendent le nouveau pouvoir.
Landy T.