Ce dimanche, le président du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), Leslie Voltaire, s’est rendu dans le Grand Sud, à l’invitation du Collectif des Chambres de Commerce de la région, pour participer à une conférence stratégique sur la transformation durable de cette partie du pays. Accompagné de membres de son cabinet et d’experts en développement, il a affiché une vision ambitieuse autour de projets majeurs à la portée nationale.
Parmi les initiatives évoquées : la modernisation du Port de Saint-Louis-du-Sud, la relance de l’Aéroport international Antoine Simon, la réhabilitation de l’Hôpital Général HIC, le drainage des Cayes, la mise en place d’une centrale solaire, la création d’un centre d’accueil pour enfants vulnérables et d’un Institut du Cancer. Une feuille de route qui, à première vue, reflète une volonté réelle de redynamiser le Grand Sud.
Cette visite soulève une double interrogation : Voltaire agit-il pour le développement réel du Grand Sud ou pour bâtir un capital politique personnel ? Et surtout, ces projets dépasseront-ils le stade des annonces pour devenir des leviers concrets de transformation ?
Quelques emaines de la fin du mandat du CPT, cette démarche soulève des interrogations légitimes. Assiste-t-on à une manœuvre politique subtile, un début de campagne déguisé ? Leslie Voltaire cherche-t-il à se positionner comme un homme d’État proche du peuple, capable d’apporter des solutions concrètes, dans un contexte où la population réclame des dirigeants visionnaires et efficaces ?
Derrière les promesses de développement et les discours bien rodés, les citoyens attendent des résultats tangibles. Or, la plupart des projets annoncés nécessitent des financements lourds, des partenariats stables et du temps, des ressources qui échappent souvent aux gouvernements de transition. L’absence de détails concrets sur le calendrier de mise en œuvre et les mécanismes de suivi renforce le scepticisme d’une partie de l’opinion publique.
Certains observateurs saluent l’initiative et la cohérence de la vision proposée, tandis que d’autres y voient une tentative de construire une image présidentielle, de démontrer qu’il aurait été « l’homme de la situation », à défaut de disposer au prochaine transition.
Le peuple, fatigué des promesses non tenues, attend des actions, pas seulement des intentions Le temps, lui, reste le juge impartial des ambitions politiques.
Vanessa La journaliste