L’incendie qui a ravagé le marché Dumornay, à Delmas 33, dans la nuit du 10 décembre 2025, continue de provoquer une onde de choc au sein de la population. En quelques instants, les flammes ont réduit en cendres des étals entiers, des stocks de marchandises et, surtout, les moyens de subsistance de dizaines de familles de commerçants. Face à l’ampleur du drame, l’Association Nationale de Défense de l’Environnement et du Développement Durable (ANADEDU) élève la voix et appelle à une réaction urgente des autorités compétentes.
Selon l’ANADEDU, la mobilisation spontanée des riverains n’a pas suffi à contenir l’incendie, en raison du manque criant de moyens et de la lenteur de la réponse officielle. Résultat : une perte matérielle quasi totale pour les commerçants affectés, déjà fragilisés par un contexte économique difficile. Pour l’organisation, ce drame met une fois de plus en lumière la vulnérabilité des marchés publics en Haïti face aux risques d’incendie.
Au-delà des pertes économiques et sociales, l’ANADEDU attire également l’attention sur les conséquences environnementales de cet incendie. Les fumées toxiques dégagées par la combustion des matériaux, la destruction massive de biens et la production de déchets dangereux constituent une menace réelle pour la santé publique et l’écosystème urbain. « Le feu est un facteur majeur de dégradation de l’environnement », rappelle l’association, soulignant l’impact durable de tels sinistres sur les conditions de vie des populations riveraines.
Indignée par la situation, l’ANADEDU exhorte les autorités étatiques à prendre sans délai toutes les dispositions nécessaires afin d’apporter une assistance effective aux commerçants et riverains sinistrés, tant sur le plan humanitaire qu’économique. L’organisation plaide pour un accompagnement concret, capable d’aider les victimes à se relever et à reconstruire leurs activités.
Par ailleurs, l’association appelle à un renforcement sérieux des mesures de prévention et de sécurité incendie dans les marchés publics et autres espaces commerciaux du pays. Pour l’ANADEDU, la répétition de tels drames n’est pas une fatalité, mais le résultat d’un manque de planification, de contrôle et d’investissements dans la sécurité collective.
En conclusion, l’ANADEDU rappelle que la prévention des incendies est un enjeu majeur de protection de l’environnement et de sécurité publique. Sans une action publique coordonnée, proactive et durable, les populations continueront de payer le prix fort de ces catastrophes évitables. Le drame du marché Dumornay doit ainsi servir d’électrochoc et pousser l’État à agir, non seulement dans l’urgence, mais aussi sur le long terme.
Landy T.