Dans une annonce spectaculaire publiée tôt ce samedi matin sur sa plateforme Truth Social, le président américain Donald Trump a affirmé que les forces des États‑Unis avaient capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro ainsi que son épouse, Cilia Flores, à l’issue d’une opération militaire de grande ampleur menée contre la capitale Caracas et d’autres zones du pays.
Selon le message de Trump, Maduro et sa femme auraient été emmenés hors du territoire vénézuélien, où ils seraient destinés à être traduits en justice devant des tribunaux américains pour répondre à des accusations, notamment de narcotrafic et d’autres chefs d’accusation antérieurs.
L’intervention s’est déroulée dans la nuit du vendredi 02 au samedi 03 janvier 2026 accompagnée de multiples explosions et de vols d’aéronefs à basse altitude signalés au‑dessus de Caracas. Des frappes ont visé des installations militaires et des infrastructures proches de la capitale, selon des témoins et des images diffusées sur les réseaux sociaux.
Immédiatement après cette annonce, le gouvernement vénézuélien a réagi avec véhémence. La vice‑présidente Delcy Rodríguez a exigé une preuve de vie du président et de son épouse, indiquant que l’Exécutif ne disposait d’aucune confirmation indépendante de leur localisation. Elle a qualifié l’opération d’attaque étrangère contre la souveraineté du pays.
Le ministre de la Défense vénézuélien, Vladimir Padrino López, a précisé que les forces armées nationales allaient résister à toute présence militaire étrangère et assurer la sécurité intérieure malgré les actions des États‑Unis.
Sur la scène internationale, les réactions sont immédiates et contrastées. Certains dirigeants régionaux ont condamné l’opération comme une violation du droit international, tandis que d’autres appellent au calme et à un règlement pacifique. Les Nations Unies et plusieurs États ont insisté sur la nécessité de respecter la Charte des Nations Unies et les principes fondamentaux de souveraineté nationale.
Aux États‑Unis, l’administration Trump justifie l’opération par la nécessité de lutter contre ce qu’elle qualifie de narco‑État, accusant depuis plusieurs mois le gouvernement vénézuélien de trafic de drogue et d’atteintes à la démocratie. Le procureur général américain a déclaré que Maduro et Flores feraient face à des charges pénales liées à des accusations antérieures, notamment d’accusations de narcoterrorisme déposées en 2020 par le Ministère de la Justice des États‑Unis.
Cependant, des questions subsistent quant à la légalité de l’opération, notamment l’absence d’une résolution explicite du Congrès américain autorisant l’usage de la force, et des experts en droit international dénoncent le risque d’une violation du cadre juridique régissant les relations entre États, notamment la Charte des Nations Unies.
Alors que la situation demeure très fluide, l’incertitude plane sur la réalité des événements, en particulier sur la confirmation indépendante de la capture et de l’exfiltration de Maduro, ainsi que sur les conséquences politiques et sécuritaires à long terme pour le Venezuela et la région latino‑américaine.
Christnoude BEAUPLAN