Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a fermement condamné l’opération menée par les États-Unis au Venezuela, qualifiant cette initiative d’atteinte grave au principe de souveraineté des États et au droit international. Cette prise de position s’inscrit dans la ligne diplomatique constante de Prétoria, attachée au respect du multilatéralisme et au Règlement pacifique des conflits.
Selon la présidence sud-africaine, toute action unilatérale visant un État souverain constitue un facteur de destabilisation régionale et compromet les efforts de dialogue politique en cours au Venezuela. Cyril Ramaphosa a souligné que la crise vénézuélienne ne peut trouver d’issue durable que par une solution negociée, inclusive et dirigée par les vénézuéliens eux-mêmes, sans pressions extérieures.
Cette déclaration renforce la convergence de vues entre plusieurs pays du sud global, qui dénoncent les interventions étrangères jugées contraires aux normes internationales. L’Afrique du sud, membre influent des BRICS, réaffirme ainsi son opposition aux stratégies coercitives et son soutien à une approche diplomatique fondée sur la médiation et le respect des institutions internationales.
Dans un contexte géopolitique marqué par des tensions accrues autour du Venezuela, la position de Pretoria envoie un signal politique clair : la résolution des crises internationales doit passer par le dialogue, et non par l’intervention militaire ou les actions unilatérales.
Wandy Love Lalanne