Ce 13 janvier 2026 à Delmas 83,
La Coalition des Regroupements politiques pour l’Avancement de la Démocratie / Partis émergents et Alliés (COREPAD/PEA) a renouvelé ses critiques à l’encontre de la gouvernance actuelle et appelé à une alternative politique de consensus
Dans une note rendue publique à cette occasion, la coalition rappelle qu’en date du 27 janvier 2025, elle avait déjà rejeté la position de plus de 200 partis politiques et 60 organisations de la société civile, estimant que les initiatives engagées à l’époque notamment autour du changement constitutionnel et du référendum, ne répondaient pas aux attentes du peuple haïtien. COREPAD/PEA affirme avoir constaté l’échec du pouvoir exécutif à améliorer les conditions de vie de la population, dénonçant également de graves violations des droits humains, notamment celles survenues le 3 avril.
Selon elle, le 22 août 2025, un appel solennel avait été lancé à l’ensemble des forces vives de la nation afin de trouver une issue concertée à la crise multiforme que traverse le pays. La coalition avait alors dénoncé le fonctionnement du Conseil présidentiel de transition (CPT), jugé inefficace et incapable de répondre aux urgences nationales, en raison notamment de querelles internes et d’un manque de vision commune.
La coalition rappelle qu’à l’issue de discussions internes et de consultations politiques, une date historique, le 29 août 2025, avait été commémorée à l’hôtel Kinam, marquant la présentation officielle d’une alternative de consensus proposant un président et un Premier ministre chargés de diriger le pays dans un esprit de dialogue et d’apaisement.
Dans le cadre de cette alternative dite «d’apaisement », COREPAD/PEA exige du CPT la révocation sans condition du Premier ministre Didier Alix Fils-Aimé, estimant que sa nomination et sa gestion ne s’inscrivent pas dans une démarche inclusive et consensuelle. La coalition souligne que le CPT n’a pris aucune mesure concrète pour restaurer la confiance, ni pour engager un dialogue national crédible.
Elle rappelle également que le pays est plongé dans une impasse persistante depuis le 1er octobre 2024, date à laquelle, selon elle, les engagements politiques pris n’ont jamais été respectés.
COREPAD/PEA affirme avoir accordé un délai allant jusqu’au 6 février pour permettre une sortie de crise négociée. Elle propose que le Premier ministre Alix Fils-Aimé cède sa place afin de faciliter un processus de négociation nationale inclusif, capable de rétablir la stabilité institutionnelle.
Lors de cette conférence de presse ,la coalition a lancé un appel à toutes les forces vives de la nation, aux partis politiques, aux organisations sociales et aux citoyens engagés, afin de construire ensemble une alternative haïtienne fondée sur la médiation, le dialogue et la responsabilité collective.
Haïti ne peut plus continuer dans cette spirale d’échecs. Le pays est à genoux, la population est à bout. Il est urgent d’agir », ont martelé les responsables de COREPAD/PEA.
Enfin, la coalition adresse un avertissement clair aux partis politiques occupant le pouvoir sans réelle légitimité populaire, affirmant qu’ils ne pourront jouer un rôle crédible de médiation tant qu’ils continueront à défendre des intérêts partisans étroits.
Vanessa la journaliste