Le 6 janvier 2026, des membres signataires de l’Accord Montana se sont réunis à l’hôtel Kinam II à l’occasion d’une conférence de presse consacrée à la situation politique et institutionnelle du pays.
Cette rencontre visait à faire le point sur l’évolution du processus engagé depuis l’Accord du 30 août et à évoquer les perspectives d’une sortie de crise dans un contexte national toujours marqué par de fortes tensions.
Prenant la parole au nom des signataires, Delson Cius a rappelé que cette initiative s’inscrivait dans la continuité des échanges tenus le dimanche 21 décembre, au cours desquels l’ensemble des membres de l’Accord Montana s’étaient réunis pour réaffirmer leur attachement aux principes fondateurs de l’accord. Selon lui, l’objectif demeure l’ouverture d’un chemin vers un ordre institutionnel capable de répondre aux défis politiques, constitutionnels et sociaux du pays.
Vingt mois après la signature de l’Accord du 30 août, Delson Cius a dressé un état des lieux du processus de transition mis en place à l’issue de longues discussions entre les acteurs politiques et de la société civile. Il a indiqué que cette transition avait permis d’éviter un vide de pouvoir, tout en soulignant que les attentes de la population en matière de sécurité, de gouvernance, d’organisation électorale et de conditions de vie restent au cœur des préoccupations exprimées lors de la conférence.
Au cours de son intervention, Delson Cius a également évoqué le fonctionnement des autorités actuelles, en particulier le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé. Il a souligné que l’évaluation de l’action gouvernementale s’inscrit dans une réflexion plus large sur le leadership, la vision politique et la capacité de l’État à répondre efficacement à la crise multidimensionnelle que traverse le pays.
La conférence de presse a ainsi permis aux signataires de l’Accord Montana de réaffirmer leur volonté de contribuer à une dynamique de dialogue et de recherche de solutions institutionnelles, dans le respect du cadre constitutionnel et des engagements pris. Sans annonce de calendrier précis, la rencontre s’est voulue un espace d’expression politique visant à maintenir le débat public ouvert autour des enjeux de la transition et de l’avenir institutionnel d’Haïti.
Dans un contexte national complexe, cette prise de parole publique intervient comme un rappel des discussions en cours entre les acteurs politiques, alors que la question de la sortie de crise et de la reconstruction de la confiance institutionnelle demeure au centre de l’agenda national.
Wandy Love Lalanne