Dans la matinée du mercredi 20 janvier 2026.
Plusieurs élèves de l’École République Équateur ont organisé une manifestation pacifique afin d’exiger de l’État haïtien le déplacement des personnes réfugiées occupant leur établissement scolaire ; une situation qui perturbe gravement le déroulement normal des activités académiques.
Depuis plusieurs mois, en raison de la recrudescence de la violence armée et des affrontements impliquant des groupes criminels, des familles déplacées provenant de différentes zones du pays se sont installées dans l’enceinte de l’École République de l’ Équateur, située à Delmas. Cette occupation a contraint les autorités éducatives à instaurer un système de cours limité à deux jours par semaine, le jeudi et le vendredi, une mesure jugée largement insuffisante par les élèves.
Selon ces derniers, cette réduction drastique du temps d’apprentissage compromet sérieusement leur formation et leurs chances de réussite aux examens officiels. Certains dénoncent également l’irrégularité des cours, affirmant que même durant les rares jours de classe, l’absence de professeurs est fréquente.
Lors de la manifestation, une élève de 9e année fondamentale, tenant une pancarte, a exprimé son désarroi :
« Je n’avais jamais manifesté auparavant, mais aujourd’hui j’ai décidé de sortir parce que les conditions dans lesquelles nous recevons l’éducation ne sont pas acceptables. Deux jours de cours par semaine, et parfois sans professeurs, ce n’est pas normal . Comment allons-nous nous préparer pour les examens ? Je me sens épuisée et découragée. »
Par ailleurs, la présence de deux patrouilles de la Police nationale d’Haïti sur les lieux a suscité l’indignation de plusieurs élèves. Les agents ont demandé aux manifestants de quitter les lieux et de rentrer chez eux, une intervention que les élèves ont perçue comme un manque de considération à l’égard de leurs revendications.
Les manifestants estiment que les autorités étatiques ont négligé leur situation et affirment que cette mobilisation vise à attirer l’attention sur leur droit fondamental à une éducation continue et de qualité. Ils appellent l’État haïtien à trouver rapidement une solution durable pour reloger les personnes déplacées tout en garantissant la reprise normale des activités scolaires.
Vanessa la journaliste