Le dossier du Groenland vient ajouter une nouvelle couche de controverse autour de la Coupe du Monde 2026, déjà placée sous haute surveillance politique et géopolitique. Territoire autonome rattaché au Danemark, le Groenland se retrouve au cœur de débats internationaux liés à sa position stratégique, à ses ressources naturelles et aux tensions croissantes entre grandes puissances. Cette situation, bien que périphérique au football en apparence, rejaillit aujourd’hui sur l’événement sportif le plus suivi de la planète.
À l’approche du Mondial coorganisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique, plusieurs voix en Europe estiment que le contexte international actuel est incompatible avec les valeurs que la FIFA prétend défendre. Le « cas du Groenland » est brandi comme un symbole : celui d’un monde où les enjeux politiques, environnementaux et économiques prennent le dessus sur l’esprit du sport. Pour certains observateurs, ignorer ces réalités reviendrait à cautionner des rapports de force contestés.
C’est dans ce climat que des appels au boycott commencent à émerger dans plusieurs pays européens. Des responsables politiques, des ONG et même certains acteurs du monde sportif évoquent l’idée de ne pas soutenir voire de ne pas participer à la Coupe du Monde 2026 si aucune prise de position claire n’est faite sur ces dossiers sensibles. Sans être encore majoritaires, ces appels gagnent en visibilité et alimentent un débat déjà vif sur la politisation du football mondial.
Face à cette pagaille grandissante, la FIFA se retrouve une nouvelle fois dos au mur. L’instance dirigeante devra jongler entre ses intérêts économiques colossaux et la pression morale venue de l’opinion publique internationale.
Si le football se veut universel et rassembleur, le dossier du Groenland rappelle que, dans le monde actuel, aucun grand événement sportif ne peut totalement échapper aux turbulences politiques.
LM