Pétion-Ville, dimanche 1er février 2026 ;Le paysage médiatique haïtien s’est enrichi ce dimanche avec le lancement officiel de Journalistes en Association pour le Développement d’Haïti (JADH). La cérémonie s’est tenue à Thomassin 32, en présence de journalistes, de représentants d’associations de médias, d’acteurs institutionnels, de membres de la société civile et d’amis de la presse haïtienne.
Cette nouvelle organisation, apolitique et à but non lucratif, a été portée sur les fonts baptismaux par sa présidente fondatrice, la journaliste Vanessa Cédoine, dans une atmosphère empreinte d’émotion, de conviction et d’engagement citoyen.
Dans un discours à la fois poignant et mobilisateur, Vanessa Cédoine a souligné que la création de la JADH n’est ni un hasard ni une initiative isolée, mais l’aboutissement d’un rêve nourri par l’amour du journalisme et par la nécessité de renforcer la presse haïtienne dans un contexte marqué par l’insécurité, la précarité et les atteintes répétées à la liberté d’expression.
« Aujourd’hui n’est pas un jour ordinaire. C’est un jour de conviction, de courage et d’amour pour le journalisme », a déclaré la présidente fondatrice devant un auditoire attentif.
Rendant un hommage appuyé aux journalistes haïtiens, elle a salué ces femmes et ces hommes qui, au quotidien, bravent la peur, les menaces et des conditions de travail difficiles pour informer la population et donner une voix à ceux qui n’en ont pas. Elle a également reconnu le rôle fondamental des associations de médias œuvrant à travers le territoire national, qu’elle considère comme des piliers essentiels de la démocratie et de la liberté d’expression en Haïti.
La cérémonie de lancement a aussi été marquée par la présence et la reconnaissance de plusieurs personnalités et partenaires issus du monde social, institutionnel et professionnel. Parmi eux figuraient Millord Pierre, administrateur du TPP, Dr Sofia Loreus, PDG de FADHRIS Médicaux Sociaux, Joseph Domingue Orgella, président du CEDEC, ainsi que plusieurs commissaires, inspecteurs, juristes et acteurs de la société civile, tous venus témoigner leur soutien à la presse et aux initiatives visant son renforcement.
Prenant la parole en tant que jeune femme journaliste, Vanessa Cédoine a partagé son vécu, ses combats et ses espoirs, rappelant que le journalisme n’est pas seulement un métier, mais une mission au service de la vérité, de la dignité humaine et du développement national.
Elle a tenu à préciser que la JADH ne se veut ni une structure de confrontation ni une organisation concurrente des associations existantes. Elle se positionne plutôt comme une contribution supplémentaire, une main tendue et un espace de collaboration et de solidarité, convaincue que seule une presse unie, responsable et respectée peut pleinement jouer son rôle dans le développement d’Haïti.
Selon sa présidente fondatrice, la mission de la JADH est claire : mobiliser les professionnels de la presse autour de leur rôle citoyen afin de contribuer activement au développement durable du pays. À travers ses actions, l’association entend promouvoir un journalisme responsable et éthique, encourager une production médiatique axée sur l’éducation et la citoyenneté, défendre les droits humains et la liberté de la presse, tout en valorisant les initiatives culturelles et sociales.
« Lorsque les journalistes sont protégés et valorisés, c’est toute la population haïtienne qui en bénéficie », a-t-elle martelé.
En lançant officiellement la JADH ce dimanche 1er février 2026 à Thomassin 32, ses fondateurs font le choix de l’espoir, de l’unité et de la responsabilité collective, dans un contexte national où le journalisme demeure à la fois vulnérable et indispensable.
La cérémonie s’est conclue autour du slogan fédérateur de l’association :
« JADH : Pour une presse unie, responsable et engagée pour sauver Haïti.
Un message fort et porteur d’une vision ambitieuse pour l’avenir de la presse haïtienne.
Wandy Love Lalanne