La juge fédérale Ana Reyes a ordonné la suspension de la décision de l’administration Trump visant à mettre fin au Statut de protection temporaire (TPS) accordé aux ressortissants haïtiens aux États-Unis. Cette mesure judiciaire empêche, à ce stade, l’expulsion de près de 350 000 Haïtiens qui risquaient de perdre leur protection dès 2026, plongeant des milliers de familles dans une profonde incertitude.
Dans son ordonnance, la magistrate a estimé qu’il était nécessaire de maintenir le TPS en vigueur pendant l’examen de la plainte collective déposée contre le gouvernement fédéral. Les plaignants soutiennent que la suppression du programme serait arbitraire et ne tiendrait pas compte de la situation sécuritaire, politique et humanitaire toujours extrêmement fragile en Haïti.
La suspension décidée par la juge Reyes ne constitue toutefois pas une décision définitive sur le fond du dossier.
Elle vise essentiellement à préserver le statu quo afin d’éviter des conséquences irréversibles pour les bénéficiaires du TPS, le temps que la justice analyse la légalité de la décision administrative contestée.
La prochaine étape sera donc cruciale : le tribunal devra se prononcer sur le fond de l’affaire et déterminer si la suppression du TPS est conforme à la loi.
En attendant, cette décision judiciaire est accueillie avec soulagement par la communauté haïtienne et les organisations de défense des migrants, qui y voient un répit important dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions migratoires.
LM