À l’approche du 7 février 2026, une vague de réactions agite l’opinion publique haïtienne. Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes réclament la révocation immédiate d’une dizaine de directeurs généraux et directeurs techniques, dont certains seraient impliqués dans des scandales de corruption. Ces demandes visent également des membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), dans un contexte où la lutte contre l’impunité reste une priorité nationale.
Selon ces voix citoyennes, plusieurs responsables publics sont déjà épinglés par l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC).
Parmi les noms cités figurent Germain Paulemon, directeur général du SNGRS, Élysé Colagène à la tête du FNE, Nathan Laguerre du MJSAC, ainsi que Marie Hérolle Michel, directrice générale du ministère des Affaires sociales. Ces personnalités sont accusées d’avoir manqué à leur devoir de transparence dans la gestion des ressources publiques.
D’autres responsables sont également pointés du doigt, notamment Réginald Guignard, directeur général de l’OFNAC, Johny Raphaël du CAS, Renand Aristide du CAN, et Jean Négot Bonheur Delva, directeur de l’ONM. Ils seraient impliqués dans des pratiques de favoritisme dans la distribution des aides destinées aux déplacés internes, une situation jugée inacceptable alors que des milliers de familles vivent dans des conditions précaires.
Pour de nombreux observateurs, cette mobilisation en ligne traduit une exigence croissante de reddition de comptes à la veille d’une date symbolique pour la gouvernance haïtienne. Les citoyens réclament des mesures fortes, estimant que le maintien de ces responsables à leurs postes fragilise davantage la confiance envers l’État. Reste à savoir si les autorités de transition répondront à ces appels en engageant des actions concrètes contre la corruption.
LM