L’intervention du professeur Auguste D’Meza sur la prise de fonction annoncée du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé continue d’alimenter les discussions dans les milieux politiques.
Dans son analyse, il décrit une scène symbolique au Palais national : la fanfare jouant l’hymne national à 8 heures du matin pour accueillir celui qu’il présente comme « un seul maître ». À travers cette image, il dénonce ce qu’il considère comme une influence étrangère trop visible dans les affaires internes du pays, parlant d’un spectacle « désobligeant et arrogant ».
Le professeur D’Meza va plus loin en affirmant que, dans ces conditions, le chef du gouvernement risquerait d’apparaître non seulement comme Premier ministre, mais comme un dirigeant appuyé de l’extérieur, rappelant certaines périodes historiques où des responsables semblaient imposés.
Mais pour lui, la question essentielle reste immédiate et concrète : qui composera le cabinet ministériel ?
Il évoque des soupçons déjà évoqués autour de certains ministres pressentis, accusations financières ou morales, et insiste sur la nécessité, pour le Premier ministre, de choisir une équipe crédible afin de restaurer la confiance.
Selon lui, c’est ce choix qui permettra de savoir si le pays peut espérer un nouveau départ ou s’il s’agit d’une continuité politique.
Pour le professeur, la légitimité du pouvoir ne dépend pas seulement d’une nomination, mais des décisions prises dès les premières heures, notamment dans la transparence et l’intégrité de l’équipe gouvernementale.
Christnoude BEAUPLAN