Dimanche, une opération militaire menée dans l’État de Jalisco a conduit à la mort de Nemesio Rubén Oseguera Cervantes, alias « El Mencho », chef du cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), l’un des groupes criminels les plus puissants du pays et l’un des narcotrafiquants les plus recherchés au monde.
L’armée mexicaine, appuyée par des renseignements fournis par les autorités américaines, a encerclé et attaqué le baron de la drogue dans la municipalité de Tapalpa. El Mencho a été grièvement blessé lors de l’échange de tirs et est décédé alors qu’il était transporté vers la capitale.
Peu après l’annonce de sa mort, des groupes armés liés au CJNG ont lancé une série d’actions violentes dans plusieurs États, notamment Jalisco, Michoacán, Guanajuato, Colima et Tamaulipas. Des véhicules ont été incendiés, des routes bloquées et des affrontements avec les forces fédérales ont été signalés.
À Guadalajara, ville qui accueillera des matches de la Coupe du Monde 2026, des images montraient des bus calcinés et des rues coupées par des feux de pneus, tandis que l’armée et la police tentaient de rétablir l’ordre.
La zone touristique de Puerto Vallarta a été particulièrement touchée ; les autorités locales ont demandé aux habitants et aux visiteurs de rester chez eux face aux violences.
Plusieurs gouvernements étrangers ont émis des alertes de sécurité pour leurs citoyens présents au Mexique. Le département d’État américain a recommandé aux ressortissants américains de rester à l’abri dans plusieurs États, dont Jalisco, Michoacán, Guerrero et Nuevo León, en raison des barrages routiers et des violences liées aux représailles des cartels.
Certaines compagnies aériennes, dont Air Canada et United Airlines, ont suspendu temporairement leurs vols vers et depuis l’aéroport de Puerto Vallarta pour des raisons de sécurité.
La mort d’El Mencho représente un coup majeur contre le trafic de stupéfiants au Mexique. Chef d’un cartel rivalisant avec celui de Sinaloa, l’ancien fief de «El Chapo», il était considéré comme l’une des figures les plus violentes et influencés du crime organisé.
Pour autant, les experts soulignent que l’élimination d’un chef de cartel ne garantit pas une baisse de la violence. Ces organisations se restructurent rapidement et peuvent déclencher des vagues de représailles ou des luttes de pouvoir internes, entraînant une instabilité accrue.
Christnoude BEAUPLAN