L’ancien sénateur Simon Dieuseul Desras continue de défendre l’idée d’un exécutif bicéphale comme alternative à la gouvernance actuelle. Réagissant au Pacte national récemment paraphé par des acteurs politiques, l’ex-parlementaire estime que ce document ne saurait, à lui seul, résoudre la crise profonde que traverse le pays. Selon lui, la formule adoptée manque de garanties institutionnelles et ne propose pas de véritable rupture avec les pratiques contestées.
Pour l’ancien président du Sénat, la mise en place d’un exécutif à deux têtes avec une répartition claire des responsabilités entre un chef de l’État et un chef de gouvernement — permettrait d’assurer un meilleur équilibre des pouvoirs. Il soutient qu’un tel mécanisme favoriserait la transparence, renforcerait le contrôle politique et réduirait les risques de dérive autoritaire. « Le pays a besoin d’un véritable consensus national et d’institutions crédibles », aurait-il déclaré lors d’une intervention publique.
Critique à l’égard du pouvoir en place, Simon Dieuseul Desras affirme que le Pacte national ne fait que reconduire un système qu’il juge inefficace face à l’insécurité, à la crise économique et à l’instabilité politique. Il appelle les forces vives de la nation partis politiques, organisations de la société civile et secteur privé à engager un dialogue plus inclusif afin de repenser la transition politique.
Alors que le débat reste vif au sein de la classe politique, la proposition d’un exécutif bicéphale continue de susciter des réactions contrastées. Certains y voient une voie possible vers un compromis institutionnel, tandis que d’autres redoutent une complexification du pouvoir exécutif.
Quoi qu’il en soit, la sortie médiatique de l’ancien sénateur relance les discussions sur la forme que devrait prendre la gouvernance pour sortir durablement de la crise.
LM