Le journaliste et analyste politique Daly Valet a exprimé ses réserves face au « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections » mis en place par le gouvernement intervenant lors d’une entrevue accordée à Radio Télévision Caraïbes. Il a toutefois salué la démarche consistant à encourager les Haïtiens à s’asseoir autour d’une même table pour discuter de l’avenir du pays.
Spécialiste en relations internationales, Daly Valet a rappelé que les transitions politiques réussissent généralement lorsque les acteurs locaux s’entendent sur une formule commune pour sortir de l’instabilité. Selon lui, en Haïti, les différentes transitions n’ont pas produit les résultats escomptés parce qu’elles n’ont pas été véritablement orientées par les forces politiques nationales.
Pour l’analyste, le pacte signé repose sur de « grands mots » et peut-être de « belles intentions », mais il risque de ne pas déboucher sur des résultats concrets. Il estime que la poursuite de la transition par Alix Didier Fils-Aimé, dont le mandat serait arrivé à terme en même temps que celui du Conseil présidentiel de Transition, aurait été imposée par des acteurs étrangers. À ses yeux, ce pacte serait ainsi dicté par l’international.
Daly Valet critique également certains acteurs politiques qui se réclament du nationalisme et dénoncent l’influence étrangère dans la gestion des affaires publiques, tout en apposant leur signature au document. Il soutient que leurs motivations seraient davantage liées à des intérêts partisans qu’à une réelle volonté de défendre l’intérêt national.
En définitive, le journaliste conteste ouvertement l’implication de la communauté internationale dans les affaires internes du pays. Il plaide pour le maintien d’un minimum de cohésion nationale, de souveraineté et d’autonomie dans la conduite du processus politique, afin de réduire la dépendance d’Haïti face aux pressions et aux éventuels chantages des puissances étrangères, notamment des États-Unis.
Vénus Noire.