La mort de deux fillettes haïtiennes dans un centre d’accueil pour migrants à San Raymundo Jalpan, dans l’État d’Oaxaca, au Mexique, soulève de sérieuses interrogations sur les conditions de sécurité dans les structures d’hébergement pour personnes migrantes.
Le drame s’est produit dans un refuge où les deux enfants séjournaient avec leur mère. Placées sous la tutelle du Système d’État pour le développement intégral de la famille (DIF), elles auraient disparu alors qu’elles jouaient à proximité d’une citerne, selon des informations publiées par El Ciudadano.
Alerté, le personnel a déclenché les protocoles de recherche. Les corps des deux mineures ont ensuite été retrouvés dans une fosse septique située dans l’enceinte du centre. Elles ne présentaient plus de signes vitaux au moment de leur découverte.
Face à l’émotion suscitée par ce double décès, le bureau du procureur général de l’État d’Oaxaca a ouvert une enquête afin d’établir les circonstances exactes des faits et de déterminer d’éventuelles responsabilités. Deux employés du refuge ont été placés en garde à vue dans le cadre des investigations. Les autorités ont précisé que la procédure est conduite avec une attention particulière à la protection de l’enfance et sous une perspective de genre.
Sur le plan administratif, des mesures ont été rapidement annoncées. Le gouvernement d’Oaxaca a confirmé la révocation de la directrice générale du DIF de l’État, Maribel Salinas Velasco, ainsi que de la coordinatrice générale des centres d’hébergement et de la responsable du centre d’assistance sociale « Casa Pato », d’après le média local Oaxaca Directo.
Le secrétaire du gouvernement de l’État, Jesús Romero López, a assuré que des dispositions immédiates ont été prises pour garantir l’impartialité de l’enquête. « Notre priorité est la vérité, la justice et la protection de l’enfance ; toute omission sera sanctionnée conformément à la loi », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, la secrétaire à l’Intégrité, à la Transparence et au Service public, Leticia Elsa Reyes López, a annoncé l’ouverture d’une procédure administrative parallèle afin d’examiner d’éventuels manquements internes.
Les autorités ont indiqué que l’enquête se poursuit et qu’un examen des conditions de sécurité dans les centres d’hébergement de l’État d’Oaxaca sera également mené.
Vénus Noire.