La Fédération Nationale des ASEC d’Haïti a dénoncé avec fermeté l’assassinat de Romy Argant, membre de l’Assemblée de la deuxième section communale de Chantal, tué par des individus armés le 19 février 2026 dans des circonstances jugées « particulièrement révoltantes ».
Dans une note officielle, la fédération exprime sa « profonde consternation » face à ce crime qu’elle qualifie d’atteinte grave au droit fondamental à la vie, rappelant que ce droit est garanti par la Constitution de la République d’Haïti et par les instruments internationaux relatifs aux droits humains.
Selon la FENASEC, Romy Argant était reconnu pour son engagement civique et son travail au développement de sa section communale. « Il incarnait l’esprit de service public et le dévouement à la cause nationale », souligne l’organisation, qui insiste sur le rôle essentiel des élus locaux dans la stabilité des collectivités.
La fédération exige des autorités judiciaires et policières l’ouverture immédiate d’une enquête « diligente, indépendante et impartiale », afin d’identifier et de poursuivre les auteurs, co-auteurs et complices. Elle appelle également l’État à renforcer les mesures de sécurité en faveur des élus locaux, notamment dans les zones confrontées à l’insécurité croissante dans le département du Sud.
La FENASEC a présenté ses condoléances à la famille de la victime et aux membres des Assemblées des Sections Communales, affirmant sa solidarité « indéfectible » dans cette épreuve. Le communiqué, signé à Port-au-Prince par le président Julio Adam, réaffirme enfin l’engagement de l’organisation pour la paix, la sécurité et le respect des institutions républicaines.
Cet assassinat survient alors que l’insécurité persiste, touchant désormais des représentants locaux et accentuant l’inquiétude au sein des collectivités. Des organisations de la société civile réclament une réponse coordonnée de l’État pour protéger les élus et restaurer la confiance dans les institutions.
Christnoude BEAUPLAN