Dans un contexte sécuritaire de plus en plus préoccupant, l’ancien député de Kenscoff, Alfredo Junior Antoine a lancé un appel ferme à la création d’une salle spéciale de coordination pour mieux structurer la lutte contre les gangs armés dans sa commune.
Invité cet après-midi à l’émission Salon des Invités, l’ex-parlementaire a plaidé pour une réponse institutionnelle organisée face à la montée de l’insécurité. Selon lui, l’absence de coordination efficace entre les autorités locales, les forces de l’ordre et les instances centrales favorise l’expansion des groupes armés et fragilise davantage la population.
« Sans sécurité, il ne peut y avoir d’élections libres et crédibles », a-t-il martelé, posant clairement la question du lien entre stabilité sécuritaire et processus démocratique. Pour Alfredo Junior Antoine, toute tentative d’organiser des scrutins dans le climat actuel relèverait d’une illusion politique, voire d’une mise en danger des électeurs.
Son intervention intervient alors que plusieurs communes périphériques de la capitale, dont Kenscoff, font face à des menaces récurrentes de groupes armés cherchant à étendre leur influence territoriale. Il insiste sur la nécessité de respecter la loi et de rétablir l’autorité de l’État, dénonçant implicitement ce qu’il considère comme une gestion fragmentée et parfois improvisée de la crise sécuritaire.
Au-delà de la proposition technique d’une « salle spéciale », c’est un message politique que l’ancien député a voulu envoyer : la sécurité doit redevenir la priorité absolue avant toute échéance électorale. Une position qui relance le débat national sur la faisabilité d’un calendrier électoral dans un pays où la question sécuritaire demeure le principal verrou institutionnel.
Lalanne