Une vive tension secoue actuellement le Fonds national de l’Éducation (FNE), alors que des révélations du journaliste Rudy Sanon, faites dans son émission « Se sa nou vle », diffusée le vendredi 01 Août 2025, pointent un climat de crise interne mêlant conflits administratifs, transferts disciplinaires et soupçons de représailles.
Selon M. Sanon, les troubles auraient débuté autour de la distribution des nouveaux badges d’identification aux employés. Seuls ceux présents physiquement dans les bureaux du FNE auraient pu les récupérer. Les employés partis en mission officielle n’auraient, quant à eux, reçu aucun badge, se voyant ainsi refuser l’accès aux locaux à leur retour. Ce traitement jugé discriminatoire aurait provoqué des altercations entre plusieurs employés et la direction.
Face à cette escalade, des agents de police encagoulés auraient été déployés dans les locaux de l’institution pour calmer la situation. Cette intervention, inhabituelle dans un environnement administratif, a attiré l’attention et suscité des interrogations.
Peu après ces incidents, deux employées ont été transférées par la direction. La directrice générale, Sterline Civil, les soupçonnerait d’avoir transmis au journaliste des informations compromettantes sur sa personne, notamment un voyage privé qu’elle aurait effectué en Espagne, accompagnée de son compagnon, présumé financé sur les comptes du FNE.
Cependant, Rudy Sanon a formellement démenti cette allégation. En ondes, il a affirmé n’avoir reçu aucune information de la part des deux employées sanctionnées, et que ses sources étaient ailleurs, sans toutefois les révéler.
Ces événements soulèvent de nombreuses questions sur la gestion interne du FNE, le recours à la force publique dans un cadre civil, mais aussi sur la transparence au sein de cette institution chargée de piloter des projets stratégiques pour l’éducation en Haïti.
Jusqu’à présent, la direction du FNE n’a émis aucun communiqué en réponse à ces révélations, et les transferts n’ont pas été publiquement justifiés. Le silence officiel, combiné aux accusations alimente les spéculations autour de l’ambiance actuelle dans l’institution.