Les États-Unis continuent de renforcer la pression contre les acteurs haïtiens soupçonnés d’alimenter la corruption et l’insécurité dans le pays. Selon des sources diplomatiques, Kempès Sanon et l’ancien responsable de la sécurité présidentielle, Dimitri Hérard, figurent désormais sur la liste des individus visés par de nouvelles sanctions américaines. Washington leur reproche d’avoir participé à des activités illégales portant atteinte à la stabilité politique et économique d’Haïti.
Ces sanctions comprennent notamment le gel de leurs avoirs aux États-Unis, ainsi qu’une interdiction d’entrée sur le territoire américain. Le Département d’État justifie cette mesure par la nécessité de « tenir responsables ceux qui profitent de l’instabilité et de la violence » en Haïti. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la politique américaine visant à soutenir la transition politique et à sanctionner les réseaux criminels opérant dans le pays.
Cette annonce a provoqué de vives réactions au sein de la société haïtienne. Certains saluent la fermeté de Washington face à des figures considérées comme intouchables, tandis que d’autres y voient une ingérence dans les affaires internes du pays. Quoi qu’il en soit, ces nouvelles sanctions rappellent la détermination de la communauté internationale à lutter contre l’impunité et à encourager une gouvernance plus transparente en Haïti.
Laurore Michel