Dans les coulisses des tractations politiques visant à remplacer Didier Fils-Aimé à la Primature, un nom suscite de vives tensions : Arnoux Descardes. Présenté comme le favori d’un certain courant technocratique, son profil provoque un clivage profond entre les élites politiques et les leaders populaires de base.
Selon plusieurs sources proches des négociations, une déclaration controversée aurait mis le feu aux poudres. Lors d’une réunion confidentielle avec des acteurs politiques et diplomatiques, Descardes aurait exprimé son soutien explicite au mariage pour tous, ce qui implique selon ses propres termes une ouverture à la légalisation de l’homosexualité dans le pays.
Cette position, jugée progressiste par certains, a été mal accueillie par de nombreux leaders communautaires, notamment dans les secteurs populaires et religieux, où ces sujets restent hautement sensibles. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une déconnexion totale entre l’agenda de Descardes et les priorités sociales urgentes du pays : sécurité, accès à l’eau, emploi, santé publique, reconstruction institutionnelle.
En outre, des critiques visent également son passé de technocrate discret, peu enraciné dans les réalités locales, et considéré par certains comme le produit d’un appareil élitiste peu représentatif du peuple haïtien. D’anciens collaborateurs évoquent aussi un style de gestion rigide, peu porté sur la concertation sociale.
Dans ce contexte, le nom d’Arnoux Descardes divise plus qu’il ne rassemble. De nombreux observateurs appellent à un choix plus consensuel, en adéquation avec les valeurs, les urgences et les sensibilités du moment, au risque de compromettre la stabilité de la transition à venir