Le Consensus Politique pour le Redressement National et la Réorientation de la Transition, regroupant près de 150 partis, organisations politiques et structures de la société civile, a publié ce 26 novembre 2025 un communiqué dénonçant fermement les interventions jugées « inacceptables » de certains ambassadeurs étrangers dans les affaires internes du pays. Selon les signataires, les prises de position récentes d’ambassadeurs des États-Unis et du Canada, assimilées à des pressions diplomatiques visant les Conseillers-Présidents, constituent une violation flagrante de la Convention de Vienne qui régit les relations internationales.
Les dirigeants politiques réunis au sein du comité de pilotage — dont Moïse Jean Charles, Claude Joseph, Ronald D’Meza, Phito-Rubens Thimoté, Patricia Monfort, Jonas Coffy, Audain Fils Bernadel, John Kely Cenat, John Elysee, Esaïe Beauchard, Kalebe Augustin, Philippe Dallace, Evelyne Sainvil, Max Rony Fervil et Phito Lafleur rejettent catégoriquement toute tentative d’ingérence ou de sanction visant à influencer la composition de l’exécutif transitoire.
Ils rappellent que les Conseillers-Président, investis du pouvoir présidentiel par la Constitution de 1987 et les accords d’avril 2024, doivent mener le pays vers la stabilité, restaurer l’autorité de l’État et répondre aux attentes de la population.
Réaffirmant leur engagement envers un processus de transition inclusif et souverain, les signataires soutiennent que la réussite du redressement national passe par la mise en place d’un exécutif bicéphale composé de personnalités crédibles.
Ils appellent les instances dirigeantes à assumer pleinement leurs responsabilités jusqu’au 7 février 2026 et exhortent la communauté internationale à respecter la volonté du peuple haïtien. Pour eux, la priorité demeure l’organisation d’élections libres, crédibles et démocratiques afin de tourner la page de la crise actuelle.
LM