La Haye / Manille, 28 novembre 2025 — La chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé ce vendredi de rejeter la demande de remise en liberté provisoire de l’ancien président philippin Rodrigo Duterte. Malgré son âge avancé et les arguments médicaux avancés par sa défense, la cour a estimé que sa détention restait « nécessaire » compte tenu des risques de fuite et de la possibilité de pressions sur les témoins.
Duterte, qui fait face à des accusations de crimes contre l’humanité liées à la « guerre contre la drogue » menée sous son mandat, reste donc incarcéré à la CPI, une décision saluée par les organisations internationales de défense des droits humains comme un pas vers la justice pour des milliers de victimes.
À travers cette décision, la CPI envoie un message fort : ni ancien chef d’État ni âge avancé ne mettent automatiquement les mis en cause à l’abri de la justice. Pour beaucoup, ce dossier reste l’un des plus emblématiques des défis de la responsabilité internationale et de la lutte contre l’impunité.
Christnoude BEAUPLAN