À l’occasion de la Journée mondiale des sols, célébrée ce 5 décembre autour du thème « Des sols sains pour des villes en bonne santé », l’Association nationale de Défense de l’Environnement et du Développement durable (ANADEDu) tire la sonnette d’alarme sur une dégradation inquiétante de cette ressource vitale à travers le pays.
Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante et l’abandon des terres agricoles, l’organisme pointe du doigt une situation devenue critique, notamment dans l’Artibonite où, selon ses observations, des centaines d’agriculteurs ne parviennent plus à exploiter leurs parcelles. Une réalité qui fragilise l’autosuffisance alimentaire nationale et menace les moyens de subsistance des familles rurales.
L’association met en cause la multiplication des zones dégradées, citant entre autres le Morne l’Hôpital et la plaine du Cul-de-Sac. Érosion, déforestation et occupation anarchique y bouleversent l’équilibre écologique, exposant les populations aux risques naturels et accentuant la vulnérabilité environnementale de la capitale.
Face à ce constat, l’ANADEDu appelle les autorités à adopter des mesures fortes et durables pour protéger les sols haïtiens, qualifiés de « patrimoine irremplaçable ». Elle insiste sur la nécessité de renforcer les politiques de conservation, de restaurer les espaces déjà abîmés et de promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.
L’association invite également la population à un comportement responsable qui est d’éviter les pratiques qui détruisent les sols, encourager le reboisement, protéger les bassins versants et soutenir les initiatives de gestion durable des terres.
Pour l’ANADEDu, la préservation des sols conditionne non seulement la résilience environnementale du pays mais aussi sa stabilité économique et l’avenir des prochaines générations.
Vénus Noire.