La campagne électorale en Ouganda s’assombrit. Le candidat d’opposition Bobi Wine (Robert Kyagulanyi) a déclaré que lui-même et plusieurs de ses partisans ont été violemment attaqués par des membres des forces de sécurité, alors qu’ils se dirigeaient vers un rassemblement dans le nord du pays. Selon ses témoignages, des hommes en uniforme ont usé de bâtons et de pierres pour disperser le cortège, causant des blessures et des hospitalisations.
La vidéo postée par Bobi Wine montre clairement des violences : des silhouettes en tenue de l’armée frappant des civils, un spectacle dénoncé comme une attaque contre la démocratie. D’après les sources, plusieurs militants ont été blessés, et du matériel de campagne a été détruit.
De son côté, l’armée ougandaise a répliqué en affirmant que le rassemblement constituait « un défilé illégal » et qu’il violait les heures de campagne autorisées. Pour eux, l’intervention visait à faire respecter la loi.
Mais pour de nombreux observateurs, et pour l’opposition, il s’agit d’un exemple de plus d’intimidation politique. À quelques semaines de l’élection présidentielle prévue le 15 janvier 2026, la crainte d’un scrutin bâclé augmente. Des ONG et des organisations internationales appellent déjà à surveiller la situation, dénonçant une spirale croissante de violences avant l’échéance.
Christnoude BEAUPLAN