Les armées de la Chine et de la Russie ont entamé début décembre leur troisième exercice antimissile conjoint sur le territoire russe, a annoncé le Ministère chinois de la Défense. Selon le communiqué, ces manœuvres n’étaient dirigées contre aucun pays précis et ne visent «aucune situation internationale actuelle».
Ce nouvel exercice s’inscrit dans une série de coopérations militaires régulières entre les deux puissances depuis 2022, date à laquelle elles ont signé un partenariat stratégique « sans limites ». Ces rassemblements renforcent l’interopérabilité de leurs forces et leur préparation conjointe en matière de défense aérienne et antimissile.
Pour Moscou et Pékin, ces manœuvres servent à envoyer un signal, à l’Ouest, aux États-Unis et à leurs alliés, sur leur détermination à rester unis face à ce qu’ils perçoivent comme des menaces croissantes. Dans le contexte géopolitique actuel, marqué par des tensions accrues entre les blocs, l’exercice pourrait redessiner les rapports de force internationaux.
Malgré leurs assurances, plusieurs pays alliés des États-Unis observent ces mouvements avec vigilance. La crainte d’une escalade, d’un repositionnement stratégique ou d’un renforcement des arsenaux ne cesse de gagner du terrain chez certains analystes internationaux.
Christnoude BEAUPLAN