Dans une note publique, le Collectif des Magistrats Debout d’Haïti (COMADH) lance un appel pressant aux autorités judiciaires, aux représentants de l’État et à la Société civile. À travers ce document, le collectif salue la mobilisation sans précédent des substituts du Commissaire du gouvernement dans les cinq Cours d’appel et les dix-huit juridictions de première Instance du pays, engagés dans un mouvement légitime pour la justice interne.
Les magistrats debout dénoncent fermement les discriminations institutionnelles, les inégalités de traitement et la précarisation systématique dont ils sont victimes au sein de l’appareil judiciaire haïtien. Cette mobilisation vise à obtenir la reconnaissance pleine et entière de leurs droits professionnels, à exiger la fin des disparités injustifiées entre magistrats du siège et magistrats debout, et à réclamer l’application équitable de la loi de 2007 portant statut de la magistrature.
Le COMADH formule trois revendications principales :
- La cessation immédiate de toute forme de discrimination entre les magistrats du siège et ceux du parquet
- L’harmonisation des conditions de travail, de traitement et de sécurité* sur l’ensemble du territoire ;
- L’application intégrale et équitable du statut de la magistrature, sans distinction hiérarchique injustifiée.
Face au silence prolongé des autorités compétentes, le collectif estime que l’inaction actuelle constitue une menace pour l’état de droit et la démocratie en Haïti. Il appelle à une prise de responsabilité historique de la part de l’État, et à des réponses concrètes, équitables et durables à leurs revendications.
Enfin, le COMADH affirme que ce combat dépasse les intérêts corporatistes : il s’agit d’un combat pour la dignité de la justice haïtienne et en faveur du peuple.
Vanessa la journaliste