À l’aube de l’année 2026, l’Institution de Coordination pour la Défense des Droits de l’Enfant (ICDDE) dirigé par Luckmane Sainril, adresse ses vœux à la nation haïtienne tout en lançant un appel solennel à l’État, aux institutions publiques et privées, ainsi qu’à l’ensemble de la société, afin que les droits de l’enfant soient pleinement respectés, protégés et appliqués sur toute l’étendue du territoire national.
Pour l’ICDDE, la défense des droits de l’enfant ne constitue ni un luxe ni une option. Elle représente le fondement même de la stabilité, du progrès et de la prospérité durable d’Haïti. Protéger l’enfant aujourd’hui, c’est garantir l’émergence d’une jeunesse équilibrée sur les plans moral, intellectuel, professionnel et social, porteuse de valeurs telles que le respect, la dignité, la fierté nationale et la cohésion sociale.
Garantir les droits de chaque enfant, sans discrimination
L’ICDDE insiste sur la nécessité de garantir à chaque enfant, sans aucune forme de discrimination, la jouissance pleine et entière de ses droits fondamentaux. Une jeunesse montante privée de ses droits ne peut ni s’épanouir ni contribuer efficacement au développement de la nation.
Dans cette perspective, l’enfant doit devenir une priorité absolue de l’État, afin d’assurer les bases solides d’une jeunesse émergente capable de relever les défis de demain. Mais cette responsabilité ne saurait incomber uniquement aux pouvoirs publics. Chaque citoyen haïtien, chaque secteur de la vie nationale, sans distinction, est appelé à faire de l’enfant une préoccupation centrale de ses actions et de ses engagements.
Le respect des cadres juridiques nationaux et internationaux
L’ICDDE rappelle que les droits de l’enfant sont garantis par la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, adoptée le 20 novembre 1989 par l’Assemblée générale des Nations unies et ratifiée par 197 États. Ce traité international consacre des droits spécifiques à l’enfant, sans discrimination.
Haïti a ratifié cette convention le 23 décembre 1994, s’engageant ainsi à en respecter et à en appliquer les principes. À cet égard, l’ICDDE appelle à la mise en œuvre effective des articles 2, 3 et 20 de ladite convention, afin de garantir la protection, l’intérêt supérieur de l’enfant et la stabilité sociale du pays.
Par ailleurs, l’organisation exhorte au respect strict et non discriminatoire de l’article 261 de la Constitution haïtienne, dans le but de lutter contre les inégalités sociales et de promouvoir une société plus juste, au bénéfice de la collectivité.
Pour l’ICDDE, l’État haïtien doit incarner, pour la nation, le rôle d’un parent responsable envers ses enfants. Cette posture est essentielle pour instaurer la transparence, l’équilibre social et le bien-être collectif, conditions indispensables à une société harmonieuse et inclusive.
L’organisation est formelle : la voie de la prospérité d’Haïti passe inévitablement par les enfants, à condition qu’ils puissent grandir en jouissant pleinement de leurs droits. À ce titre, l’ICDDE rappelle que les droits de l’enfant ne sont ni des privilèges ni des cadeaux, mais des obligations légales et morales que la société doit respecter.
À l’aube de l’année 2026, l’ICDDE formule le vœu que cette nouvelle année soit celle de la lumière, symbole de l’éclairage et de la promotion effective des droits de l’enfant sur tout le territoire haïtien, afin de bâtir une Haïti digne, stable et respectée comme toute nation à part entière.
Vanessa la journaliste