La Primature a publié sur sa page Facebook officielle un communiqué réaffirmant le soutien total du Gouvernement à la Police nationale d’Haïti (PNH), à un moment où la question sécuritaire demeure au cœur des préoccupations de la population. Cette communication intervient à quelques semaines de la fin du mandat de l’actuel exécutif, prévue le 7 février 2026, et dans un contexte marqué par une insécurité persistante à travers le pays.
Selon le communiqué diffusé par la Primature, le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, a rencontré le Directeur général de la PNH Jonas Vladimir Paraison , ainsi que des représentants d’unités spécialisées afin de réitérer l’engagement de l’État envers les forces de l’ordre et de rappeler les priorités gouvernementales en matière de sécurité et d’organisation d’élections générales en 2026.
La publication du communiqué sur les réseaux sociaux institutionnels traduit la volonté du Gouvernement de s’adresser directement aux citoyennes et citoyens, en mettant en avant la reconnaissance du courage des agents de la PNH et les engagements pris en leur faveur, notamment en matière de primes de risque, de couverture médicale et d’accompagnement au logement.
Toutefois, cette communication soulève des interrogations au sein de la population et de la société civile, qui attendent des résultats concrets plutôt que des déclarations répétées. Pour de nombreux observateurs, la diffusion du message sur la page officielle de la Primature s’inscrit avant tout dans une stratégie de visibilité, alors que la situation sécuritaire demeure préoccupante dans plusieurs régions du pays.
Malgré les messages de soutien affichés, l’insécurité continue d’affecter la vie quotidienne des Haïtiennes et des Haïtiens. Les travailleurs, les commerçants, les élèves et les professionnels du transport restent exposés à la violence, alimentant un sentiment d’abandon et d’incertitude.
Dans ce contexte, l’appel à l’unité nationale lancé par le Gouvernement trouve un écho mitigé auprès d’une population qui réclame avant tout des actions durables, une meilleure coordination des institutions de sécurité et une réponse plus ferme face aux groupes armés.
À l’approche du 7 février 2026, la question du bilan sécuritaire du Gouvernement demeure centrale. Si la reconnaissance du travail des forces de l’ordre est essentielle, elle ne saurait remplacer une évaluation transparente des politiques mises en œuvre et de leur impact réel sur le terrain.
La communication officielle, relayée sur la page Facebook de la Primature, invite ainsi à une réflexion plus large : au-delà des communiqués, comment restaurer la confiance entre l’État et la population ? La réponse à cette question déterminera en grande partie la crédibilité des institutions et la réussite du processus électoral annoncé.
Vanessa la journaliste