La présidence de Lesly Voltaire a franchi un pas significatif dans le traitement du dossier sensible de la double rançon de l’indépendance avec la mise en place de deux commissions spécialisées. Cette initiative vise à aborder la question de manière structurelle, méthodique et documentée, en s’éloignant des simples déclarations symboliques. Les commissions auront pour mission d’analyser les dimensions historiques, juridiques, économiques et diplomatiques de cette dette imposée à Haïti au XIXᵉ siècle, ainsi que ses impacts durables sur le développement du pays.
Cette décision s’inscrit dans un contexte diplomatique marqué par des pourparlers entre Lesly Voltaire et le président français Emmanuel Macron. Les échanges, qualifiés de francs et stratégiques par des sources proches du dossier, portent sur la reconnaissance historique, la mémoire, mais aussi sur les voies possibles d’un dialogue institutionnel entre Haïti et la France. La création de ces commissions apparaît ainsi comme un signal politique fort adressé à la communauté internationale, indiquant la volonté des autorités haïtiennes de fonder toute discussion sur des bases solides et crédibles.
Les deux commissions devraient travailler en complémentarité : l’une axée sur la recherche historique et la documentation des faits, l’autre orientée vers les implications juridiques et diplomatiques contemporaines. Leurs conclusions sont attendues comme des outils d’aide à la décision pour l’État haïtien, notamment dans la définition d’une position officielle cohérente face à la France. Cette approche structurée vise également à renforcer la légitimité des revendications haïtiennes sur la scène internationale.
Toutefois, l’initiative se déploie dans le cadre d’un mandat transitoire à durée limitée. La présidence de Lesly Voltaire, exercée au sein du Conseil présidentiel de transition, doit composer avec l’échéance du 7 février 2026, date marquant la fin prévue de cette phase politique. Le défi majeur reste donc de garantir la continuité du travail engagé, afin que les efforts amorcés sur la double rançon de l’indépendance ne soient pas interrompus par les contraintes du calendrier politique, mais s’inscrivent dans une dynamique institutionnelle durable.
LM