Le gouvernement du Gabon a annoncé la dissolution de la sélection nationale de football, une décision sans précédent qui provoque une onde de choc dans le pays et au sein de la communauté sportive africaine. L’annonce a été faite à l’issue d’un conseil des ministres extraordinaire, au cours duquel les autorités ont évoqué de « graves dysfonctionnements structurels et disciplinaires » au sein de l’équipe nationale et de sa gestion.
Selon les explications fournies par le Ministère des Sports, cette mesure radicale fait suite à une série de crises internes, incluant des conflits persistants entre joueurs et encadrement technique, des accusations de mauvaise gouvernance au sein de la fédération, ainsi que des résultats sportifs jugés insuffisants au regard des investissements consentis par l’État. Le gouvernement affirme vouloir « repartir sur des bases saines » afin de restaurer la crédibilité du football gabonais.
La dissolution implique l’arrêt immédiat des activités de la sélection A, la suspension des contrats de l’encadrement technique et l’ouverture d’un audit général sur la gestion financière et administrative liée à l’équipe nationale. Les compétitions internationales à venir, notamment les éliminatoires continentales, pourraient être impactées, même si les autorités assurent être en discussion avec la Confédération africaine de Football (CAF) pour limiter les sanctions éventuelles.
Cette décision a suscité de vives réactions parmi les supporters, les anciens internationaux et les observateurs du football gabonais. Si certains saluent un acte de fermeté nécessaire face à des dérives anciennes, d’autres dénoncent une sanction collective injuste pour les joueurs. Le gouvernement promet toutefois la mise en place rapide d’un comité de transition, chargé de refonder la sélection nationale et de préparer son retour sur la scène internationale dans les meilleurs délais.
LM