Le 4 janvier 2026, au sous-commissariat de Kenscoff, le nouvel inspecteur Montas Rigaud, successeur de l’inspecteur Hold décédé le 30 décembre 2025 à Lothin, a tenu une rencontre avec plusieurs notables de la commune. Cette initiative s’inscrit dans une démarche de rapprochement entre la Police nationale d’Haïti (PNH) et la population, en vue de renforcer la sécurité dans la juridiction.
Lors de cette rencontre, l’inspecteur Rigaud a lancé un appel à la collaboration citoyenne, soulignant que la sécurité est une responsabilité partagée. Il a réaffirmé sa détermination à poursuivre le travail entamé par son prédécesseur, tout en précisant que certains dossiers restent en attente, notamment en raison de la non-ouverture du bureau de l’ancien chef du sous-commissariat.
Abordant le dossier sensible de la mort de l’inspecteur Hold, Montas Rigaud a indiqué que l’enquête suit son cours. Plusieurs personnes seraient actuellement détenues par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) dans le cadre des investigations. Il a assuré que la police travaille sans relâche afin que justice soit rendue à l’inspecteur décédé.
Le nouvel inspecteur s’est par ailleurs réjoui de la mobilisation des notables de Kenscoff, venus lui témoigner leur soutien. Il a toutefois tenu à préciser que sa nomination repose avant tout sur son expérience, ses compétences et ses capacités professionnelles, et non sur des considérations d’image. « Il m’appartient désormais de rester les pieds sur terre et de produire des résultats », a-t-il déclaré.
Conscient des risques liés à ses nouvelles fonctions, l’inspecteur Rigaud a affirmé ne pas craindre les responsabilités qui lui incombent, tout en reconnaissant les dangers inhérents au métier de policier. Habitué à faire face aux menaces, il a néanmoins insisté sur l’importance de la prudence dans l’exercice de ses fonctions.
S’exprimant sur les dérives constatées chez certains agents de l’institution policière, il a estimé que, comme dans toute organisation, des comportements déviants peuvent exister. Selon lui, il ne s’agit pas d’un problème de formation, mais plutôt d’une conséquence des pressions psychologiques liées aux conditions de travail. Il a plaidé pour un suivi psychologique régulier des policiers, une mesure qui devrait être prise en charge par l’État central.
Enfin, l’inspecteur Montas Rigaud a tenu à rassurer la population : le sous-commissariat de Kenscoff demeure pleinement opérationnel et accessible. Il a invité les citoyens à ne pas hésiter à se rendre au commissariat, ouvert 24 heures sur 24, pour toute demande de service ou de protection.
Vanessa la journaliste