Le pasteur Samuel François, responsable de la Mission Église de Dieu Rocher de la Délivrance à Delmas 31, a exprimé de vives critiques à l’égard de l’initiative de marche lancée récemment par les pasteurs Marco, Muscadin, Forge ainsi que le prophète Mackenson, à la suite de leur réconciliation.
Dans une interview accordée à notre rédaction, le responsable religieux estime que l’organisation rapide de cette marche soulève des interrogations quant à ses véritables motivations. Selon lui, l’initiative ne répond pas prioritairement aux besoins du pays, mais s’apparente davantage à une stratégie de visibilité plutôt qu’à une démarche de mobilisation nationale sincère.
Le pasteur François soutient que, si l’objectif avait été réellement patriotique, les organisateurs auraient dû élargir la concertation en associant d’autres pasteurs issus de l’ensemble des départements du pays. Il souligne également que toutes les couches sociales auraient dû être invitées à participer, tout en regrettant que l’événement se soit limité à la capitale, Port-au-Prince.
Qualifiant cette initiative de simple opération de « show-business », le pasteur François estime qu’elle intervient après que les leaders religieux concernés ont réglé leurs différends personnels. Il se montre par ailleurs sceptique quant à la solidité et à la durabilité de l’alliance conclue entre les pasteurs et le prophète impliqués dans l’organisation de la marche.
Enfin, le responsable de la Mission Église de Dieu Rocher de la Délivrance a indiqué qu’il n’a pas accepté de rejoindre cette mobilisation, même s’il n’a pas été officiellement sollicité. Il affirme ne pas pouvoir s’associer à une initiative dont les objectifs réels ne lui paraissent pas clairement définis.
Cette prise de position relance le débat sur le rôle des leaders religieux dans les initiatives sociopolitiques et sur la nécessité d’une approche inclusive et transparente lorsqu’il s’agit de mobilisations à portée nationale.
Vanessa la journaliste