Une lettre ouverte de l’Assemblée des signataires de l’Accord de Montana, adressée au Conseil Présidentiel de Transition (CPT), circule abondamment sur les réseaux sociaux depuis le 16 janvier 2026. Le document en question exprime de vives préoccupations face à la situation politique et sécuritaire du pays, à quelques semaines de l’échéance du 7 février 2026, considérée comme une date clé dans le processus de transition.
Dans cette correspondance officielle, Akò Montana estime que la gouvernance transitoire actuelle est marquée par un échec manifeste des mécanismes de consensus politique.
L’organisation souligne une profonde méfiance de la population envers les autorités en place, situation qui, selon elle, compromet toute perspective de stabilisation durable d’Haïti. Face à ce constat, les signataires jugent impératif d’opérer des changements majeurs afin de rétablir la crédibilité de l’État et de relancer un véritable dialogue national.
La lettre met également en cause la gestion du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. L’Assemblée des signataires se dit profondément inquiète de la conduite des affaires publiques et affirme que les faits observés traduisent une incapacité à répondre aux exigences de la transition. Cette prise de position marque un durcissement du ton d’Akò Montana à l’égard des autorités exécutives actuelles.
Parmi les griefs formulés, le document dénonce explicitement « l’incompétence et la corruption systémique » qui, selon les auteurs, caractérisent l’action gouvernementale. Des pratiques favorisant la corruption et l’impunité sont évoquées, alimentant un climat de défiance généralisée. Akò Montana estime que ces dérives aggravent la crise institutionnelle et éloignent davantage le pays d’une sortie ordonnée de la transition.
En appelant publiquement le CPT à assumer ses responsabilités, l’Assemblée des signataires de l’Accord de Montana cherche à mobiliser l’opinion nationale et internationale. La large diffusion de la lettre sur les réseaux sociaux témoigne de l’écho rencontré par ce message dans un contexte de forte tension politique. Reste à savoir si cette interpellation conduira à des ajustements concrets au sein de la transition ou à un nouvel épisode de bras de fer institutionnel.
LM