Une sommation judiciaire pour diffamation a été officiellement adressée à Monsieur Thomas Rudy SANON, animateur vedette de l’émission « Se sa nou ye », à la suite de propos tenus dans plusieurs vidéos diffusées sur YouTube et relayées sur sa page officielle à l’encontre du Conseiller-Président Edgard Leblanc Fils
Selon le document daté du 16 janvier 2026, émis par une firme d’expertises judiciaires agissant pour le compte de Monsieur Edgard LEBLANC Fils, ces vidéos, devenues virales depuis plusieurs mois, contiendraient des déclarations jugées attentatoires à l’honneur et à la réputation de ce dernier, tant sur le plan personnel que politique, aussi bien en Haïti qu’à l’international.
La sommation fait référence à des propos selon lesquels Monsieur Edgard LEBLANC Fils se serait rendu, le 24 décembre 2025 au soir, au domicile personnel du Premier ministre en fonction, Alix Didier Fils-Aimé, sans agent de sécurité ni chauffeur, afin d’y recevoir une somme estimée à trente millions de gourdes à titre personnel. Ces déclarations, largement relayées sur les réseaux sociaux, sont formellement contestées et présentées dans le document comme étant dénuées de tout fondement factuel.
Les représentants légaux de Monsieur Edgard LEBLANC Fils estiment que ces propos relèvent d’une construction imaginaire visant à ternir son image et à porter atteinte à son honneur et à sa réputation. Ils affirment qu’aucun élément tangible ne vient étayer de telles accusations, lesquelles seraient le fruit d’une orchestration malveillante.
Dans cette perspective, une demande formelle a été adressée à Monsieur Rudy SANON afin qu’il précise s’il maintient ou non les déclarations mises en cause. En cas de confirmation, il lui est exigé de procéder à une rétractation immédiate par les mêmes moyens de diffusion. Un délai d’un jour franc à compter de la signification de la sommation lui est accordé pour fournir une réponse formelle.
Le document précise que tout silence ou absence de réaction dans le délai imparti sera interprété comme une approbation intégrale des propos incriminés, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles poursuites judiciaires destinées à obtenir réparation et à rétablir l’honneur et la dignité de la personne concernée.
La sommation a été régulièrement signifiée par huissier, conformément aux prescriptions légales en vigueur, avec l’ensemble des mentions, signatures et cachets requis, conférant à l’acte toute sa valeur juridique.
Cette affaire relance le débat sur la responsabilité des acteurs médiatiques dans l’espace public haïtien. Si la liberté d’expression demeure un pilier fondamental de la démocratie, elle s’accompagne néanmoins d’obligations légales, notamment lorsque des accusations graves sont portées publiquement sans preuve établie.
À ce stade, aucune décision judiciaire n’a encore été rendue. Monsieur Rudy SANON conserve son droit de réponse et de défense par les voies prévues par la loi. L’évolution de ce dossier sera suivie avec attention, tant pour ses implications médiatiques que pour ses conséquences judiciaires potentielles.
Landy T.