L’organisation politique Chwazi Ayiti a récemment pris position sur plusieurs enjeux majeurs de la transition politique en Haïti, en mettant l’accent sur la souveraineté nationale, la nécessité d’un dialogue inclusif et la redéfinition du profil des dirigeants appelés à conduire le pays hors de la crise.
Selon le porte-parole de Chwazi Ayiti, la présidence haïtienne a récemment envoyé un signal symbolique fort en « redressant son dos » face aux pressions extérieures; allusion à peine voilée à la posture complètement soumise de l’ex premier ministre Arizl Henri .
« Des gestes subtils, mais leur portée symbolique est immense dans un pays comme Haïti », affirme-t-il. « Se tenir droit face à des diplomates ou personnalités de pays étrangers, c’est déjà commencer à restaurer la dignité nationale. »
Il dit voir dans cette posture une rupture importante avec des pratiques anciennes de vassalisation . À ce titre, il adresse une félicitation particulière au conseiller-président Smith Augustin, saluant sa compréhension de la portée historique d’un choix difficile et son courage à naviguer à contre-courant des vents internationaux dominants.
Engagé dans la construction d’un cadre de concertation nationale, Cliff Coulanges rappelle que le regroupement Chwazi Ayiti plaide pour l’organisation d’un « sommet politiaue et social entre differents accords » ,
L’objectif est de mitiger limiter autant que possible l’influence internationale sur le processus de transition et d’ élargir le champ des parties prenantes afin de renforcer l’appropriation nationale des décisions et conséquemment d’en augmenter la légitimité.
Dans cette dynamique, Chwazi Ayiti et Participation citoyenne invitent les anciennes parties prenantes à s’asseoir pour dresser un bilan lucide de leurs bilans.
Parallèlement, le regroupement prévoit d’ouvrir des discussions avec d’autres initiatives et forces organisées telles que: Angajman 18 Novanm , l’Accord de Plaza, Transition Vertières , et autres afin de construire ensemble un modèle de transition fidèle aux aspirations populaires.
Sur le plan institutionnel, le porte-parole de Chwazi Ayiti souligne que cinq conseillers -présidents ont fait preuve de lucidité en reconnaissant que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé constituait un irritant dans les efforts de dialogue national. Selon lui, un consensus s’est dégagé au sein des composantes du Conseil présidentiel de transition (CPT) en faveur de son remplacement, y compris parmi les groupes proches du chef du gouvernement, qui n’ont pas jugé nécessaire de le défendre. Le CPT aurait ainsi pris ses responsabilités.
Cependant, pour l’homme politique, cette étape n’est qu’un préalable. Il insiste sur la nécessité d’ouvrir une nouvelle phase fondée sur un dialogue large, ouvert et consensuel, impliquant l’ensemble des forces politiques, y compris le CPT, avec une médiation nationale assurée par des personnalités crédibles et expérimentées telles que Jean Gardy Maisonneuve,Ginette Chérubin et Raymond Lerebours, reconnues pour leur lucidité ,leur crédibilité et leur sens du dépassement.
Enfin, il souligne l’urgence de définir clairement le profil des dirigeants que le pays souhaite voir émerger. Pour lui, le peuple haïtien doit rompre avec la logique de choix improvisés et s’accorder sur des critères précis de compétence, d’intégrité, de vision et de sens de l’État. Il lance un appel aux filles et fils du pays, en particulier à la minorité agissante, afin qu’ils soutiennent activement les initiatives de dialogue et de médiation nationale.
L’objectif ultime reste la mise en place d’une transition capable de rapatrier la souveraineté nationale, de replacer les acteurs haïtiens au centre des décisions et de conduire, dans un cadre légitime et apaisé, au retour à l’ordre constitutionnel.