Chaque 24 janvier, le monde marque une pause symbolique pour se souvenir d’une évidence trop souvent négligée : sans éducation, il n’y a ni paix durable, ni développement réel, ni avenir collectif possible. En ce samedi 24 janvier 2026, la Journée internationale de l’éducation résonne comme un appel universel à la conscience, mais aussi à l’action.
Instituée par les Nations Unies, cette journée n’est pas qu’une célébration protocolaire. Elle est un miroir tendu à nos sociétés, révélant à la fois les progrès accomplis et les fractures persistantes. Car si l’éducation est reconnue comme un droit fondamental, elle demeure pour des millions d’enfants et de jeunes un rêve fragile, parfois inaccessible, souvent inégalement distribué.
Cette année, le thème choisi, « Le pouvoir de la jeunesse dans la co-création de l’éducation », marque un tournant symbolique fort. Il ne s’agit plus seulement de parler des jeunes, mais de parler avec eux, et surtout de construire avec eux. La jeunesse n’est plus perçue comme un simple public à former, mais comme une force créatrice, porteuse de solutions, d’idées neuves et de visions alternatives.
À travers le monde, des cérémonies, forums, ateliers et rencontres ont donné corps à cette ambition. Dans plusieurs pays, des élèves ont pris la parole, des étudiants ont présenté des projets éducatifs innovants, des jeunes leaders communautaires ont partagé leurs expériences de terrain. Partout, un même message :
« L’éducation ne peut plus être pensée sans ceux qui la vivent au quotidien. »
Mais derrière l’élan symbolique, la réalité reste rude. Des millions d’enfants continuent d’apprendre dans des salles de classe surchargées, dans des infrastructures précaires, parfois même sans enseignants formés. Dans certaines régions, l’école reste un privilège, non un droit effectif. Les conflits armés, la pauvreté, les catastrophes climatiques et les inégalités sociales continuent d’éloigner l’éducation de ceux qui en ont le plus besoin.
Pourtant, l’espoir persiste. Et il porte souvent un visage jeune.
Des adolescents qui enseignent à d’autres enfants dans leurs quartiers.
Des étudiantes qui créent des plateformes éducatives numériques.
Des jeunes qui militent pour une école inclusive, équitable et accessible.
La Journée internationale de l’éducation 2026 ne célèbre donc pas seulement l’école, les diplômes ou les institutions. Elle célèbre surtout une idée simple mais puissante : l’éducation est un projet collectif ; un acte de solidarité ; un investissement moral dans l’humanité.
Car éduquer, ce n’est pas seulement transmettre des savoirs.
C’est former des consciences.
C’est construire des citoyens.
C’est préparer des sociétés plus justes.
C’est donner à chacun la capacité de comprendre le monde… et de le transformer.
En ce 24 janvier, le monde ne rend pas seulement hommage à l’éducation.
Il rappelle une vérité essentielle :
investir dans l’éducation, c’est choisir la paix plutôt que le conflit, la dignité plutôt que l’exclusion, l’avenir plutôt que l’abandon.
Christnoude BEAUPLAN