La Concertation nationale (CN) est montée au créneau ce week-end pour dénoncer avec fermeté ce qu’elle qualifie de dérives politiques préoccupantes au sommet de l’État. Dans une note rendue publique par son bureau de communication, la structure pointe du doigt le comportement du coordonnateur du Conseil présidentiel de Transition (CPT), Laurent Saint-Cyr, accusé d’alimenter la crise politique au lieu de contribuer à sa résolution.
Selon la Concertation nationale, le pays traverse une phase critique où l’unité nationale, la responsabilité institutionnelle et le sens de l’État devraient primer sur les calculs politiques et les postures personnelles. Or, estime-t-elle, certaines décisions et prises de position actuelles fragiliseraient davantage un climat déjà marqué par l’insécurité, la méfiance et l’instabilité.
Dans ce contexte, la CN appelle les forces vives de la nation, les acteurs politiques et la société civile à faire entendre leur voix afin d’exiger la révocation immédiate du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. L’organisation affirme que la capacité du chef du gouvernement à prendre des décisions éclairées et consensuelles pour l’intérêt supérieur du pays serait désormais sérieusement compromise.
Sans verser dans l’escalade verbale, la Concertation nationale adopte néanmoins un ton ferme, soulignant que l’heure n’est plus à l’attentisme. Pour elle, la transition ne saurait se permettre des blocages internes ou des rivalités de leadership, au risque d’aggraver la fracture entre les institutions et la population.
Dans une démarche se voulant à la fois politique et diplomatique, la CN invite enfin les partenaires nationaux et internationaux à rester attentifs à l’évolution de la situation, tout en rappelant que seule une gouvernance responsable, inclusive et cohérente pourra restaurer la confiance et ouvrir la voie à une sortie durable de la crise.
« La nation ne peut plus attendre », conclut le communiqué, dans un appel pressant à des décisions rapides et courageuses.
Wandy Love Lalanne