L’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) est montée au créneau après l’annonce, par voie de presse, de sanctions imposées par le gouvernement des États-Unis à certains membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), dont le Conseiller-Président Edgard Leblanc Fils. Dans une note officielle, la formation politique qualifie ces mesures de « non fondées et fantaisistes », dénonçant une décision à forte portée politique et diplomatique.
Selon l’OPL, ces sanctions seraient motivées non par des faits juridiquement établis, mais par le refus des responsables visés de se plier aux injonctions américaines dans l’exercice de leurs fonctions. Une posture que l’organisation juge incompatible avec les principes de souveraineté nationale et le droit des peuples à disposer librement de leurs dirigeants.
Tout en reconnaissant la gravité de la crise multidimensionnelle que traverse Haïti et la nécessité d’une coopération internationale accrue, l’OPL rappelle que cette coopération ne saurait se transformer en ingérence directe dans les affaires internes du pays. Elle souligne que la place historique et stratégique des États-Unis dans la région leur confère une responsabilité particulière : celle d’accompagner Haïti dans la stabilité, sans imposer de choix politiques aux autorités nationales.
L’organisation politique estime que les sanctions annoncées constituent une violation des usages diplomatiques consacrés, notamment ceux régis par la Convention de Vienne, et s’inscrivent dans une logique de pression politique disproportionnée. Elle dénonce en particulier toute tentative d’assimilation du Conseiller-Président Edgard Leblanc Fils à des mouvements criminels armés, qualifiant cette approche de dangereuse banalisation des crimes perpétrés par les gangs qui terrorisent la population haïtienne.
Pour l’OPL, Edgard Leblanc Fils demeure un acteur politique majeur, ancien Coordonnateur général du parti et ancien Président de l’Assemblée nationale, dont le parcours institutionnel ne saurait être éclaboussé par des accusations sans fondement. Elle estime que toucher à sa réputation et à son honneur relève davantage d’un marchandage politique que d’une démarche diplomatique responsable, d’autant plus que les autorités américaines lui avaient, à un moment donné, accordé un visa de courtoisie.
Dans ce contexte tendu, l’OPL appelle au respect de la liberté de décision politique du peuple haïtien, rappelant que cette liberté est un acquis historique depuis 1803. Elle met en garde contre toute pression extérieure susceptible de fragiliser davantage la transition en cours et d’aggraver la crise de confiance entre les partenaires internationaux et les institutions haïtiennes.
En conclusion, l’Organisation du Peuple en Lutte réaffirme son attachement à l’indépendance nationale et au courage de celles et ceux qui continuent de défendre la souveraineté d’Haïti. Dans un message à forte charge symbolique, elle exprime l’espoir qu’au-delà des tensions actuelles, « demain sera un autre pays », fondé sur la dignité, le respect mutuel et la coopération équilibrée entre Haïti et la communauté internationale.
Wandy Love Lalanne